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Avec un titre pareil, beaucoup d’entre nous seraient sceptiques. Un manga sur le basket ? Un manga sur le foot (comme Captain Tsubasa), ça se justifie, le football étant le sport le plus pratiqué à travers la planète. Mais le basket… Le Slam Dunk est en effet l’action la plus spectaculaire du basket : un dunk extrêmement puissant. Pourtant, le basketball a bel et bien un ambassadeur mondial. Son nom ? Michael Jordan. Takehiko Inoue, l’auteur de la série avoue s’être passionné pour ce sport grâce à lui. Pour l’écriture de ses 31 tomes, Inoue va largement puiser pour son inspiration dans le championnat de basket-ball américain, la NBA. Si Slam Dunk est un manga unique en son genre, ce n’est pas tant du fait de l’histoire, classique, que des personnages, caricaturés jusqu’à l’extrême, que de l’humour, déjà vu, que du contexte social, ailleurs mieux évoqué, ou que des matchs de basket proprement dit. Bien-sûr, tous ces ingrédients mis ensemble apportent beaucoup, mais il manquerait quelque chose : l’ambiance absolument hors du commun et une galerie de personnages rarement vue.


L'histoire
Commençons par évoquer l’histoire tout d’abord. Le personnage principal se nomme Hanamichi Sakuragi, un grand rouquin bagarreur. Issu du collège de Waku, il est le leader d’une bande de caïds. Il détient le triste record de s’être ramassé 50 râteaux durant sa scolarité au collège. Arrivé au lycée, il est abordé par une fille prénommée Haruko, qui, impressionnée par sa taille, lui propose d’intégrer l’équipe de basket. La série se propose par la suite de suivre l’évolution de ce néophyte : depuis son recrutement jusqu’au match de sa vie en passant par son entraînement et les différentes manches du tournoi qualificatif ! Le scénario est donc extrêmement classique, se contentant de transposer au basket une histoire initiatique : le héros un peu paumé au début, le tournant qui va changer sa vie (sa rencontre avec Haruko), sa progression à l’entraînement, des épreuves répétitives et des difficultés croissantes, des compagnons de route qui auront leur moment de gloire à tour de rôle, jusqu’au dernier match où Sakuragi ira jusqu’à risquer sa vie pour mener à bien sa mission. On retrouve pareille évolution dans des manga comme Kenshin, Saint Seya, Dragon Ball, Shaman King et tant d’autres.


Composition du groupe
Alors Sakuragi, un surhomme ? On ne serait pas loin de le croire, tant ce personnage est atypique, irrésistible, capable de dépasser toujours plus loin ses limites (en a-t-il d’ailleurs ?) en un mot, énorme. Dans les Chroniques de la Guerre de Lodoss, on retrouve un guerrier, un nain, une elfe, un prêtre, un voleur et un mage. Dans Slam Dunk également, la composition du groupe de compagnons de Sakuragi est soigneusement élaborée, en rapport avec une véritable équipe de basket. Les références au jeu sont nombreuses, et c’est un régal autant pour le lecteur, qu’il soit novice ou aguerri. Les termes techniques sont employés très à-propos, le contexte ‘basket’ sonne lui aussi très juste. Et pour les lecteurs qui ne seraient pas au fait de toutes les subtilités des règles (rappelons que la tradition 'basketballistique' du Japon n’est pas très ancrée dans la population), Inoue n’a pas hésité à introduire un personnage très attachant : Docteur T (ça ressemble au prénom de l’auteur), une véritable attraction qui nous fera découvrir toutes les règles. D’autres aspects peuvent être évoqués, au niveau des styles de jeu pratiqués par différentes équipes (run & gun, pressing tout terrain, artillage à 3 points…), le rêve de faire carrière aux Etats-Unis, la patrie du basket, le coach zen qui prône le collectif, et de nombreux autres points de ce genre. A la fin de l’article, je vous proposerai un comparatif entre les différents joueurs évoluant dans l’univers de Slam Dunk, et les stars estampillées NBA. Il y a du Onizuka dans ce Hanamichi Sakuragi. C’est un personnage attachant et bagarreur, chef d’une bande de zoku, jusqu’au boutiste, arrogant, confiant, doté de capacités physiques hors du commun (on se souvient de la série de 100 bras de fer remportée par Onizuka) et malheureux en amour. Ils ont également en commun des cheveux ‘non conformes’ pour des japonais (ie : teints). Leur engagement est lui aussi similaire : Onizuka devient enseignant parce qu’il s’était fait plaqué par une lycéenne pour son professeur, et Hanamichi s’inscrit au club afin d’impressionner Haruko, une fille dont il est tombé amoureux. Il est entouré d’une bande de potes, qui ont parfois l’air bien sympas, et d’autres fois carrément effrayants quand il s’agit d’entrer dans la baston. Au basket-ball, Sakuragi s’est spécialisé dans la capture des rebonds, et il ne tarde pas à surpasser tous ses adversaires dans ce domaine.


Le rival
Son engagement dans l’équipe de basket est précédé par sa rencontre avec celui qui deviendra son rival et coéquipier : Kaede Rukawa. Il s’agit également d’un ‘première année’, et il est l’opposé de Sakuragi : Rukawa est autant calme que Sakuragi explosif. Mais tous les deux sont des surdoués du basket-ball. Il a des airs de Squall de FF8 ou de Aoshi de Kenshin, ce genre de personnages ténébreux qui ne laissent rien transparaître de leur émotion ou de leur passé. Il suscite la jalousie de Sakuragi en raison de son succès auprès des filles (qu’il ne partage pas), ainsi que sa maîtrise du basket-ball. Rukawa est en effet un joueur hors du commun, capable de marquer un panier dans n’importe quelle position, même à 3 points. Il est le champion de Shohoku. Sous ses airs nonchalants, il cache de grandes ambitions. Il désire ainsi partir s’améliorer aux Etats-Unis, le pays du basket-ball, et demande conseil au coach de l’équipe de Shohoku, Anzai. Celui-ci refuse catégoriquement, et lui propose comme challenge de devenir d’abord le numéro 1 du Japon, ce qu’il deviendra après avoir détrôné son prédécesseur.


Suite de la gallerie
Pour tenir en respect ces deux têtes de mule, il fallait au moins un capitaine de la trempe de Takenori Akagi. 1m97, 90kg (à vérifier), c’est un gabarit impressionnant. Il est l’âme de l’équipe de Shohoku, celui qui motive ses partenaires. Arrivé au club de basket sans aucune compétence particulière, il s’est considérablement amélioré à force d’entraînement pour atteindre un excellent niveau au poste de pivot à l’aube de sa dernière année de lycée, en terminale. Il est très respecté pour sa défense. Tant de qualités qui attirent les scouts (les recruteurs) des meilleures universités japonaises. Son adversaire récurrent est le pivot de Ryonan, Jun Uozomi, envers qui il se considère d’un niveau inférieur. Son rêve de conquérir le titre national deviendra-t-il un jour réalité ? Détail qui aura une importance capitale : il est le frère de Haruko, la fille dont est amoureux Sakuragi. La rencontre Sakuragi/Akagi sera d’ailleurs un des moments les plus réussis de la série, un humour incroyable. Du point de vue du caractère il me fait penser à Anna Koyama de Shaman King.
Deux autres joueurs complètent le roster de l’équipe de Shohoku : il s’agit du meneur Ryota Myagi et de l’arrière shooteur Hisachi Mitsui. Hisachi Mitsui est en terminale, comme Akagi. Il a intégré l’équipe de Shohoku afin de rejoindre la team dirigée par l’entraîneur Anzai, qu’il admire beaucoup. Son duo avec Akagi promettait beaucoup. Las, une blessure au genou au début de l’année l’a éloigné des parquets. Revenu trop tôt au basket, il s’est reblessé plus gravement encore. Abandonnant tous ses espoirs de reprendre un jour le basket, il devient le leader d’une bande de voyous. Il entretient également une relation conflictuelle avec Ryota Myagi, contre qui il s’était battu. Myagi ayant décidé de réintégrer le club, Mitsui décide de se venger en saccageant avec sa bande le terrain. Anzai intervint alors, ce qui bouleverse Mitsu une fois de plus. Il décide de reprendre le basket. Une sorte de Vegeta. Cependant, 2 années se sont écoulées depuis son premier abandon, et bien que son niveau soit resté le même, son shoot à 3 points est toujours génial, il manque encore cruellement d’endurance. Fatigué très tôt durant les matchs, il n’en reste pas moins la plupart du temps un élément moteur indispensable, un dynamiteur de défense. Le duo de vieux briscards qu’il forme avec Akagi est plaisant à voir.

Le dernier titulaire de l’équipe s’appelle Ryota Myagi. C’est le plus petit joueur de l’équipe : 1m68. Opposé la plupart du temps à des joueurs bien plus grands que lui, il affiche des qualités de vitesse, d’accélération et de réflexes impressionnantes : passes géniales, interceptions et intelligence de jeu sont ses caractéristiques principales. Comme Mitsui, il s’agit d’un garçon à problème, solitaire et qui aime la bagarre. Amoureux de Ayako, sa camarade de classe et manager du club de basket, il n’en est pas moins constamment rejeté. Au fil des matchs pourtant, il reçoit de plus en plus d’encouragements de sa part. Que nous réservent ces deux là ?
La galerie des personnages continuent avec les autres joueurs du club : le meilleur d’entre eux est sans conteste Kimnobo Kogure. Compagnon de la première heure du club de basket au coté d'Akagi et de Mitsui, il est doté d’un excellent sens du collectif, et occupe le rôle de vice capitaine. Gros travailleur, il fait tout ce qu’il peut pour faire régner une bonne ambiance au sein de l’équipe. Au cours du match décisif pour la qualification pour le tournoi national, il inscrit le panier à 3 points décisif. Les autres membres de l’équipe sont Yasuda, Shiozaki et Kakuta qui complètent la rotation de l’équipe en fonction de la fatigue des joueurs.

Le coach
Passons maintenant au personnage le plus charismatique et intéressant de la série, selon moi. Il s’agit d'Anzai l’entraîneur. Surnommé le buddha aux cheveux blancs, il a au premier abord un aspect bonhomme avec son gros ventre et ses lunettes qui restent désespérément opaques. Sa connaissance du basket-ball est sans limite. Tacticien hors pair, il prône les valeurs du collectif, et se révèle être un très fin psychologue. Il exploite au maximum les capacités de ses joueurs, et parvient à leur faire dépasser leur limite. Il est également parfait dans son rôle de découvreur de jeunes talents. On découvre au cours d’un épisode très bien dessiné une facette de son passé : alors qu’il était coach d’université, il avait en charge une équipe possédant en son sein un jeune très prometteur : Yazawa. Anzai, surnommé alors le démon aux cheveux blancs, était très sévère avec lui, il lui impose une discipline très stricte, sans cesse travaillant les bases et les fondamentaux, afin d’en faire le meilleur basketteur japonais de l’histoire. Une sorte de Seijuro Hiko en moins arrogant. Hélas tout ne se passe pas comme il le faudrait.


Autres personnages
Dans cette galerie de personnages, je n’ai pas encore évoqué de filles, puisque la gente féminine est un des ingrédients obligés de tout manga qui se respecte (même les shonen !).
Haruko Akagi est la fille dont Sakuragi est amoureux. Petite sœur d’Akagi, elle jouait dans une équipe de basket au collège, et est (comme beaucoup de filles) amoureuse de Rukawa. Alors que ses copines en ont peur, Sakuragi n’effraye pas du tout Haruko, qui se lie très rapidement d’amitié avec lui. Sa capacité à ne pas s’apercevoir des sentiments de Sakuragi est un des ressorts d’humour les plus efficaces.
Enfin, Ayako est la manager du club. Elle s’occupe de Sakuragi au début en lui enseignant les premières règles de basket. Elle est très dynamique et insuffle sa motivation à tous les membres de l’équipe. Elle est très mignonne également et tantôt repousse ou encourage sans cesse Ryota.
Cette énumération est encore loin d’être complète, il faut lui ajouter les différents adversaires, et toute sorte de personnages de second plan.
On retrouve au premier plan les plus vieux rivaux de Shohoku, l’équipe de Ryonan. En effet, elle possède dans son effectif le seul joueur du département à pouvoir rivaliser avec Akagi : Jun Uozomi, 2m02. Avec Akira Sendoh et Kiccho Fukuda, ils comptent un des effectifs les plus complémentaires qui soit. Jun Uozomi est donc le pivot. Au cours d’un chapitre, on découvre ses débuts au basket-ball, où il était souvent dévalorisé par rapport à Akagi, il était juste considéré comme joueur à cause de ses centimètres et était mauvais dans tous les compartiments du jeu. A force d’entraînement, il a réussi à gagner le respect de ses pairs. Après la défaite de son équipe face à Shohoku, Uozomi devient cuistot. Lors d’un match décisif face aux champions en titre, il ira même jusqu’à encourager Akagi. Sendoh est le deuxième meilleur joueur de l’équipe, le mec’cool, talentueux, mais qui aime profiter de la vie. Champion de son équipe, il est un passeur de génie, qui peut également se muer en marqueur si l’urgence de la situation l’ordonne. Il fait preuve d’un sang froid à toute épreuve, et il dispose d’une confiance absolue de la part de ses coéquipiers. Comme Uozomi avec Akagi, il aidera Rukawa dans son objectif de devenir le meilleur joueur du pays en lui faisant prendre conscience que le basket est un sport collectif. Le dernier membre du trio se nomme Fukuda. Il a principalement pratiqué le basket de rue (le Street Basket est très pratiqué aux Etats-Unis), et il est animé d’une énorme soif de victoire et de gloire. Il rencontre Sakuragi par hasard sur un terrain, et lors du match Ryonan contre Shohoku, il humilie Sakuragi pendant les ¾ de la rencontre, avant finalement de baisser les armes.

L’équipe de Kainan est ‘l’autre’ rival attitré de Shohoku. C’est la première à avoir infligé une défaite à Shohoku en match officiel. Construite autour d’un des meilleurs joueurs du Japon, Shinichi Maki, elle est l’une des favorites pour le titre national. Maki est un joueur incroyable : sa vitesse, son endurance, sa volonté d’inscrire un panier coûte que coûte, son calme à toute épreuve, font de lui le MVP (Most Valuable Player : meilleur joueur) du département. Doté d’une grande expérience, rompu aux joutes des grands tournois, il est le principal atout de l’équipe. Il est secondé par le meilleur marqueur du département : Jin Soichiro. D’un tempérament très discret, il a un merveilleux touché à 3 points. Il constitue l’arme fatale de l’équipe. Le troisième meilleur joueur de l’équipe est Nobunga Kiyota. Rookie comme Rukawa et Sakuragi, il se considère comme supérieur à eux du fait de son appartenance à Kainan. Assez petit, il arrive cependant à placer un dunk sur la tête de Uozomi. Enfin, le dernier adversaire de taille pour Shohoku est Sannoh : la Dream Team Japonaise. Champion depuis plusieurs années consécutives, cette cuvée là est en outre considérée comme l’équipe la plus performante depuis 10 ans. Son capitaine est Fukatsu Kazunori. Excellent meneur, il garde son sang froid et peut marquer à n’importe quel moment pour relancer son équipe. Masashi Kawata est le meilleur pivot du Japon. Incroyablement athlétique, il a de fabuleuses capacités de rebondeurs et de shoots, et va même jusqu’à tirer quelques paniers à 3 points. Au cours de sa scolarité, il a en effet grandi très vite, et il a ainsi pu évoluer dans l’équipe, changeant de postes au grè de sa taille. Il est ‘le pivot ultime’. Enfin, Eiji Sawakita est sans contestation possible le meilleur joueur du pays, le joueur que Rukawa rêve de détrôner. Etudiant de seconde année seulement, il n’a pas d’équivalent dans tout le pays en défense, attaque, shoots, concentration, interceptions et autres. Il correspond véritablement au Michael Jordan japonais, et à l’issue du tournoi national, il partira pour les Etats-Unis. Malheureusement pour lui, cette annonce faite en cours de matchs à Rukawa sonnera le reveil de ce dernier, qui se devait de surpasser celui qui le devancerait.
Ce long descriptif ne fait état que d’une petite partie des personnages que l’on rencontre tout au long de l’histoire. Avec des personnages que l’on croise d’un tome à l’autre, une complicité se crée entre eux et le lecteur. Un des aspects les plus réussis du manga.


L'humour
Takehiko Inoue est peu connu pour ses manga comiques. Mais il s’est littéralement surpassé pour Slam Dunk. Tout y est : le caractère pittoresque des personnages, les dessins en SD, les jeux de mots, le comique de situation, les multiples clin d’œil à des personnages déjà rencontrés, le tout dans un milieu très sérieux qui reste celui du basketball.
L’humour dans Slam Dunk repose principalement sur la personnalité du héros, et des réactions des autres qui en découlent. Sakuragi est un parfait novice en Basket-Ball, et pourtant, avant même d’obtenir le moindre résultat probant, il se considère comme un génie et ne pourra jamais dévier de cette idée. Et en plus, il l’est effectivement, un génie du Basket-Ball. Des héros aux compétences surhumaines venues de nulle part et révélées de cette façon, puis perfectionnées à force d’entraînement, il n’y a guère que Shinji Ikari d’Evangelion.
Evidemment, tous les autres le considèrent comme un parfait débutant, et compte tenu du caractère provocateur de Sakuragi qui n’hesite pas à leur donner des sobriquets ridicules (chef des singes, gorille, renard, gorille rond, bigleux, chimpanzé…), les étincelles, les provocations sont légion et nombreuses. Tout commence par le match 1 vs 1 entre Sakuragi et Akagi, dans le tome 1. Sakuragi ayant insulté le Basket-Ball, Akagi s’est senti offensé, et a défié Sakuragi en duel. S'il marque un seul panier tandis que Akagi en marquera 10, il aura gagner. Après avoir encaissé 10 paniers consécutifs, Sakuragi utilise alors une technique spéciale : la formation d’un véritable mur pour contrer le tir d’Akagi. Une technique hilarante. D’autres moments plein d’humour parsèment le récit. Les coups de tête de Sakuragi au début de l’histoire contre ceux qui l’énervent sont anthologiques. Et les moments où Takehiko Inoue dessine SD (super deformed) sont très bien choisis et accentuent encore l’effet humouristique. En particulier le dessin sur la page de titre de chaque chapitre mérite toute l’attention du lecteur.


Structure du récit
J’aimerai maintenant mettre l’accent sur la structure du récit de Slam Dunk. Celle-ci comporte 2 parties distinctes.
La première dure une dizaine de volumes, et n’est autre qu’un manga qui s’inspire des GTO, Racaille Blues ou Ranma ½. Une chronique lycéenne, dans un lycée japonais comme les autres, avec ses petits nouveaux, ses anciens, ses règles et ses histoires. Sakuragi, avec sa tête de mule se fait bien entendu remarquer par ses aînés, et les provoque. Malheureusement pour lui, Rukawa est déjà passé par là, et on assiste à un début de bagarre entre Rukawa et Sakuragi. Entrent par la suite en scène Myagy et Mitsui, deux garçons à problèmes. On assiste alors à des bagarres autrement plus violentes, même si Sakuragi désarçonne encore son monde. La bande de Mitsui fait son apparition dans le gymnase, et pour satisfaire à la vengeance de Mitsui, entreprend de saccager la salle. On retrouve plusieurs fois ce genre de personnages dans GTO, les zokus. Cette partie décrit également les premiers pas de Sakuragi dans le monde du Basketball. ‘Les bases sont importantes’. Son caractère arrogant l’empêche tout d’abord de s’y mettre à fond : ‘Un génie n’a pas besoin de s’ntraîner’. Mais ses progrès restent visibles, notamment lors des matchs d’entraînement.
La deuxième partie est constituée de toute la phase qualificative pour le tournoi national, ainsi que du tournoi lui-même. Celle-ci comporte donc le premier tournoi qualificatif. Lors du dernier match, Shohoku rencontre Shoyo, une très bonne équipe, qui s’était qualifiée pour le grand tournoi. La victoire face à Shoyo leur ouvre les portes d’un mini-championnat. Ils affrontent successivement 3 équipes, et se classent dans les 2 premières places, ce qui les qualifie pour le dernier tableau qui regroupe les 100 meilleures équipes du Japon dans un tournoi à élimination directe. Il s’agit d’un format importé directement des Etats-Unis, de la NCAA, tournoi qui oppose les meilleurs jeunes joueurs américains selon leur université.
Les matchs s’étendent sur 1 à 4 tomes pour le dernier. Contrairement à Captain Tsubasa où les matchs traînent en longueur et atteignent des scores que les amateurs non japonais de football trouveraient hallucinants, la trame même d’un match de basket est porteuse de coups de théâtre qui rendent le déroulement des matchs passionnants. On se doute bien qu’ils vont réussir à gagner, mais on frissonne toujours… Et puis je vous laisse apprécier la fin par vous-même lorsqu’elle paraîtra en français. Elle est tout à fait originale pour un manga traitant du sport, mais s’accorde parfaitement avec l’esprit de l’histoire. Une chose est sure, l’intensité dramatique monte d’un cran à chaque chapitre.

Conclusion
Pour finir, voici une petite comparaison entre les joueurs de la série et les joueurs actuels auxquels ils empruntent les différentes caractéristiques. Rapellons toutefois que la série a été écrite il y a presque 10 ans au Japon.

Shohoku = San Antonio
Anzai sensei = Phil Jackson
Sakuragi = Ben Wallace
Rukawa = Bryant
Akagi = Duncan
Miyagi = Bibby ou Iverson
Mitsui = Brent Barry
Ishii Fukatsu(SANNOH) = Jason Kidd
Eiji Sawakita(SANNOH) = Tracy McGrady
Morishige(Meihon) = Shaq(Kings)
Jin(Kainan) = Stojakovic(Kings)
Maki(Kainan) = Garnett(T-wolves)


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